Scolarisation de la jeune fille au Niger : Leures et lueurs

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Au Niger, les chiffres montrent que le taux brut de la scolarisation de la jeune fille a progressé ces dernières années. Ses chiffres qui étaient de 462277 filles en 2006 est passé de 670560 filles en 2009. Mais le problème de la sous scolarisation de la jeune fille reste toujours un sujet actualité au Niger, du fait du grand écart entre le taux brut de la scolarisation de la jeune fille et celui des garçons en défaveur de la jeune fille et cela varie selon les huit(8) régions du pays et d’un milieu à un autre (milieu urbaine - rurale).Ce phénomène de la sous scolarisation de la jeune fille est du à plusieurs facteurs tel que le facteur socioculturel et religieux, le facteur économique , le facteur institutionnel

Selon Institut de la Statistique de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture), plus de 774 millions d’adultes sont analphabètes dans le monde et plus de la moitie sont de femmes qui notamment vivent en milieu rurale. L’institut précise aussi que l’analphabétisme des femmes est très aigues surtout en Afrique subsaharienne et en Asie du sud.

Bien que le taux brut de la scolarisation de la jeune fille soit en constate augmentation, le Niger est l’un des pays d’Afrique ayant un très faible taux de la scolarisation de la jeune fille selon les résultats d’une analyse comparative des performances des 21 pays d’Afrique ayant un revenu per capital similaire.

L’équité, la qualité et l’efficacité extrême sont les principaux défis auxquels fait face le système éducatif nigérien. Si dans l’absolu, les effectifs des filles augmentent dans tous les ordres d’enseignements, l’écart entre le niveau de fréquentation des filles ne cesse de croître posant un sérieux problème d’équité. Au primaire, l’écart de taux brut de la scolarisation entre les filles et les garçons est passé de 15 point en 2001 à 18 points en 2009. En plus du genre, les disparités concernent également l’espace (zone urbaine, zone rurale) la région et le niveau du revenu du ménage.

Selon des études mènées sur le problème de la sous scolarisation de la jeune fille au Niger, plusieurs facteurs sont à origines de ce phénomène ; ces facteurs variant selon les régions du pays. On peut regrouper ces facteurs en trois grands groupes :

Les causes socioculturelles et religieuses :
La réticence des parents à inscrire leur fille à l’école est perçue comme le principal frein de la sous scolarisation de la jeune fille.

Une des principales raisons est la mauvaise perception de l’école comme lieu de débauche où la jeune fille court le risque de tomber en grossesse. Ce facteur est accentué des fausses croyances religieuses qui poussent certains parents à contracter des mariages précoces pour soi disant éviter à leurs enfants des grossesses non désirées.

Au Niger, la discrimination des filles due à leur statut sociale peu élevé se traduit par un déni de ses besoins et de ses droits fondamentaux.

Les causes économiques :
Dans certaines régions du Niger, notamment en milieu rural, la jeune fille est une source importante de revenus dans différentes activités productrices comme les travaux champêtres, le commerce de détail, les travaux domestiques. La pauvreté des parents et le coût relativement de la scolarité (achats de fournitures scolaires) font que les parents rechignent à envoyer leurs enfants à l’école.

Les causes institutionnelles :
Le manque de matériel pédagogique et nécessaire pour conditionner une bonne scolarisation de la jeune la longue distance qui existe entre les écoles les maisons, le système éducatif que est moins performant et inaccessible à d’autres,le manque en eau potable et des salle de classe et bien d’ autre.

Au Niger plus de 68% de la population vie en dessous du seuil de la pauvreté et plus de la moitie sont des femmes qui vivent plus précisément en zone rurale selon institut national de la statistique INS. Cette féminisation de la pauvreté est due à la sous scolarisation de la jeune fille dans notre pays du à son statut peu valorisé dans la société.

En dépit des efforts consentis par l’Etat et des acteurs nationaux et internationaux intervenant dans le domaine de l’éducation en générale et celle de la jeune fille en particulier, à travers la création d’une cellule spécialement pour la scolarisation de la jeune fille, tout cela n’a vraiment donnés des résultats satisfaisants.

A la création du Programme Décennal du Développement de l’Education (PDDE) qui ce veut un programme de renforcement du système éducatif nigérien, les autorités s’étaient fixés l’objectif d’une hausse du taux brut de l’ éducation en générale et celle de la jeune fille en particulier, de 29,6% 2001 à 70% à horizon de 2012. on peut dire que Cet objectif est loin d’être atteints.
Fati Tankoenon
Etudiante à l’IFTIC

vendredi 12 octobre 2012

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